Témoignage de Franck ALVAREZ, franchisé Steak ‘n Shake à Plan de Campagne (13)

Franck ALVAREZ est le premier franchisé Steak ‘n Shake en Europe, implanté à Plan de Campagne (13). Il a rejoint le réseau suite à une reconversion professionnelle, attiré par les produits frais, gourmets et sains de Steak ‘n Shake. “C’est un plaisir de travailler ce genre de produits”, déclare-t-il. Découvrez son témoignage.

Quel a été votre parcours professionnel avant de rejoindre le réseau Steak ‘n Shake ?

Franck ALVAREZ : Je suis ingénieur de formation, dans l’agro-alimentaire. Pour retracer mon parcours, en sortie d’études, j’ai travaillé pour le groupe Casino. J’y suis resté 6 ans, puis j’ai été chassé pour travailler pour le leader mondial des fruits confits à Apt, dans le Lubéron. J’y ai été directeur opérationnel de deux sites regroupant près de 800 personnes.

Comment avez-vous connu le concept Steak ‘n Shake et pourquoi avoir choisi cette enseigne plutôt qu’une autre ?

Franck ALVAREZ : Je l’ai connu lors d’un voyage à New-York. J’étais avec mon épouse et mon fils, qui a connu la marque Steak ‘n Shake sur les réseaux sociaux. Il voulait absolument qu’on aille goûter ces fameux SteakBurgers®. On y a déjeuné en famille et ça a tout de suite été un déclic. Pour moi, le burger se résumait à ceux qu’on peut trouver en France, dans les fast-foods. Et là, j’ai découvert un vrai burger savoureux, comme on peut le faire à la maison. Suite à cette découverte, j’ai pris contact avec le réseau. La chaîne partait doucement à la conquête de la France, avec l’ambition de se développer en Europe, mais il n’y avait encore aucun franchisé. J’ai donc ouvert en novembre 2014 le premier magasin Steak ‘n Shake franchisé en Europe.

Frank Alvarez et son épouse

Pourquoi avoir choisi Steak ‘n Shake ? Simplement car, à l’époque, je ne cherchais pas à me lancer dans une carrière de franchisé, ni à me reconvertir professionnellement. J’avais une très bonne situation professionnelle, je vivais dans le Lubéron, tout se passait très bien pour moi. C’est le coup de foudre pour le produit à New-York, et l’envie de me lancer un nouveau challenge qui ont déclenché le déclic et m’ont donné envie de me lancer dans cette aventure.

Dans quel état d’esprit étiez-vous entre le premier contact avec Steak ‘n Shake et l’ouverture de votre restaurant ?

Franck ALVAREZ : Mon parcours de directeur opérationnel faisant, je n’étais pas du tout stressé par ce nouveau challenge. Je voyais ça simplement comme une reconversion professionnelle, dans laquelle j’allais apprendre quelque chose de nouveau. J’étais surtout curieux et impatient de découvrir un nouveau métier et goûter à cette nouvelle vie entrepreneuriale.

Ça ne vous a pas fait peur, d’une certaine manière, de vous lancer en tant que premier franchisé, sans avoir de modèle en France sur lequel vous appuyer ?

Franck ALVAREZ : Oui et non. Oui, car ce n’est pas très rassurant, effectivement. Mais, d’un autre côté, on se raisonne rapidement : l’enseigne a quand même plus de 800 magasins aux États-Unis ! Ils sont présents depuis 1936, ce qui veut dire que le concept est solide. Il y a une expérience derrière et ça rassure ! Je ne me serais jamais lancé en solitaire pour vendre les “Burgers de Franck”, par exemple. Là, il y a une enseigne solide qui vous porte, et j’avais hâte de commencer à écrire l’histoire de Steak ‘n Shake Europe. J’ai été convaincu d’emblée par le produit et par la force du réseau, je n’avais aucune raison d’avoir peur ou d’être stressé.

Avez-vous reçu une aide locale à la création de votre entreprise ?

Franck ALVAREZ : Lors de la création en 2014, non. En revanche, la BPI s’est porté caution sur mon prêt. Même si j’avais mon apport personnel, l’aide de la BPI m’a beaucoup aidé auprès des banques. J’ai également eu un accompagnement de la part de Pôle Emploi qui m’a notamment prêté ses locaux pour faire des entretiens de recrutements en masse, mais je n’ai pas eu d’aides financières.

Comment jugeriez-vous la formation initiale et l'accompagnement des franchisés par les animateurs du réseau ?

Franck ALVAREZ : C’est difficile à dire, car j’étais le premier franchisé en Europe. L’accompagnement que j’ai eu en 2014 et l’accompagnement d’un franchisé en 2022 sont tout à fait différents. À l’époque, si je voulais goûter le burger, il fallait que j’aille aux États-Unis. Aujourd’hui, si un futur franchisé veut goûter les produits de Steak ‘n Shake, il peut faire un tour de France pour tous les goûter et même poser ses questions à tous les franchisés s’il le souhaite. Ma formation s’est déroulée à Ibiza, avec M. Biglari lui-même et j’en garde un très bon souvenir. À l’époque, tout était en anglais !

Aujourd’hui, c’est tout à fait différent : Steak ‘n Shake a des employés français qui forment les futurs franchisés dans une académie dédiée, et à la suite de ça, le futur franchisé poursuit sa formation dans un magasin pilote en France.

Quels sont vos objectifs à moyen terme ? Et votre ambition à long terme ?

Franck ALVAREZ : Mon objectif dans 3 à 5 ans, c’est d’être les doigts de pied en éventail sur du sable fin (rires). Plus sérieusement, j’ai 55 ans, je m’approche de la retraite, donc je pense arrêter d’ici 4 ans. Je suis un créateur dans l’âme : une fois que l’entreprise fonctionne et que les bonnes personnes sont en place, ça ne m’intéresse plus. Je ne me vois plus à mon âge me lancer dans l’ouverture de nouveaux magasins.

Selon votre expérience de franchisé, quels sont les points forts du concept Steak ‘n Shake par rapport à la concurrence ?

Franck ALVAREZ : Je dirais que le plus gros point fort de Steak ‘n Shake, c’est avant tout la qualité du produit, mais également le fait que ce soit un réseau à taille humaine. Pour faire une métaphore, je dirais qu’il s’agit d’un petit bateau, et non d’un gros paquebot, ce qui le rend beaucoup plus facilement navigable.

Au sein du réseau Steak ‘n Shake, il est plus facile de s’adapter, de proposer des choses, de suggérer des nouveaux process et surtout d’être écouté que dans un autre réseau. Il y a une trame nationale à respecter, mais chaque magasin est géré de manière unique par le franchisé, qui est un véritable entrepreneur et chef d’entreprise. Selon moi, c’est ça la véritable force du réseau. On a un cadre sécurisant, mais on sait se débrouiller tout seul et s’adapter au marché et aux  particularités locales. Cette liberté entrepreneuriale, on ne la retrouve pas dans tous les réseaux de franchise.

Hervé Poirier et Frank Alvarez

De manière générale, quelles sont selon vous les qualités requises pour réussir en franchise ?

Franck ALVAREZ : Je pense qu’il faut avant tout savoir être un meneur d’Hommes au sens large, et avoir le charisme nécessaire pour gérer des équipes. Il faut aussi être à l’aise avec les chiffres, et avoir une maîtrise très fine et très affinée de la gestion des stocks et de la gestion du personnel.

Quels conseils donneriez-vous à un candidat à la franchise qui ne sait pas quelle enseigne choisir ?

Franck ALVAREZ : Je lui demanderai d’abord “Qu’est-ce que vous attendez de votre franchiseur ?”. Est-ce que le candidat attend de son franchiseur qu’il lui apporte tout sur un plateau ou est-ce qu’il aspire à plus de liberté ? À pouvoir vivre une aventure entrepreneuriale tout en jouissant de la sécurité, de la notoriété et de tous les autres avantages d’une franchise ? Je lui conseillerai également de se poser les questions suivantes : 

  • Qu’est-ce que vous pensez apporter à ce métier ?
  • Est-ce que vous attendez de votre franchiseur un accompagnement renforcé ?
  • Est-ce que vous avez besoin de supports supplémentaires pour la gestion du personnel, la gestion des stocks, etc ?

L’essentiel est d’être en phase avec son franchiseur et avec ses attentes.

Souhaitez-vous ajouter un petit mot pour les futurs franchisés Steak ‘n Shake ?

Franck ALVAREZ : Le plus important, c’est de ne pas se mentir à soi-même. Il faut savoir se connaître pour réussir. Connaître ses attentes, mais aussi être conscient de ses points forts et de ses points faibles, pour pouvoir y remédier et s’entourer en fonction.

Je tiens également à souligner l’importance d’avoir une famille prête à vous suivre dans le projet. Mon fils était déjà grand quand je me suis lancé et ma compagne m’a tout de suite soutenu, alors je n’ai pas vraiment eu à me poser cette question. C’est une chose importante à prendre en compte si cela implique un déménagement ou si vous avez des enfants en bas âge, par exemple. C’est la première chose que je conseillerais à un ami !

Merci à Franck ALVAREZ d’avoir pris le temps de répondre à nos questions et de nous avoir transmis son amour du SteakBurger®.

Continuez d’écrire l’histoire de Steak ‘n Shake !

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